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vendredi 30 juillet 2010

Nail Art : dites non à la caissière qui sommeille en vous


Il y a des tendances comme ça, où il faut savoir dire non... Et cette semaine, je vous propose de niez haut et fort le nail art qui est censé pulluler sur nos mimines à partir du mois de septembre... Pourquoi ? Je vois, de mon côté, au moins 3 bonnes raisons :

1. L'ongle carré n'est pas pilo-friendly : A en croire le dernier défilé Ylan Anoufa, le bon goût de l'automne voudrait que l'on oublie nos jolis ongles ronds pour leur faire une coupe au carré (voire au rectangle, mais là, je ne saurais même pas relever). Le hic : quand on a comme moi, un Jules qui n'a de qualité plus douce que sa couverture pileuse, on ne peut pas prendre le risque de rester coincer, de s'emmêler ou de créer tout autre mélodrame masculin (car Dieu sait que quand l'homme estime souffrir, il le verbalise de manière ostentatoire, comme en atteste tous ses rhumes hivernaux). C'est comme ça, entre le poil et l'ongle, il faut choisir... et mon choix est tout fait.


2. L'ongle surpeint nous rappelle qu'on a des comptes à régler avec notre mère : Au-delà du fait que maman aura sûrement un commentaire très malvenu sur le fait que nos ongles stars & stripes font caissière de supermarché picarde,  prendre le risque d'avoir des ongles arty, c'est aussi se faire un rappel constant de l'injustice génétique. Si maman vous a légué ses doigts boudinés, sa propension à faire de  la rétention d'eau (et ses varices, bisous maman), mieux vaut faire profil bas et ne pas pavaner avec ses Herta de doigts (comprendre petits saucissons manucurés. Merci au blog beauté de Be de m'en donner l'illustration parfaite).

3. L'ongle graffé, c'est le nouveau tye & dye (jaune) : vous savez, ces tendances réminiscence des années 80 où l'on finit par se convaincre soi-même que c'est cool juste parce que c'est vintage, qu'on en revoit partout et qu'après tout ca pourrait presque nous aller au teint même si on a sa mine verte de l'hiver. Sauf que voilà, au risque de vous décevoir, même dans les années 80, le tye & dye jaune, c'était déjà effroyable et ça n'allait déjà à personne ...


Le débat est lancé, j'attends vos arguments de pied ferme !


Photos : défilés Ylan Anoufa / http://www.be.com/groupes/beaute/be-trendy-86706/articles.html

mardi 13 avril 2010

L'humiliation par le poil...

Comme chaque année avec les premiers rayons du soleil, je me suis réveillée récemment de mon hibernation pilaire pour faire un constat affligeant : je ne vaux pas mieux qu'un grizzli mâle en période de rut, comprendre, je suis comme tous les printemps EXTREMEMENT POILUE (avec un poil long, doux et soyeux, certes, mais omniprésent tout de même).

J'ai donc décidé, il y a quelques jours de ça, de prendre la vie du poil en main, estimant que Jules, pour une fois, avait fait preuve d'une patience sans limite qu'il était temps de récompenser (et surtout qu'il était purement impossible de sortir ma jupette à fleurs car l'association des motifs aurait été d'un très mauvais effet). J'ai donc courageusement décidé de reprendre mon abonnement au Body Minute du bas de la rue.

J'imagine déjà vos sourires narquois et vos réactions blasées type « mouais, rien d'héroïque là-dedans, je le fais tous les 6 mois ». Et pourtant, s'inscrire dans un institut à petit prix relève bel et bien d'un effort herculéen. Je m'explique.

Chaque passage sur la table de travail bodyminutienne est non seulement un moment d'intense douleur proportionnelle à la longueur du poil, mais aussi une expérience de douce humiliation. Humiliation qui commence toujours par le soupir de desespoir de l'esthéticienne qui crie sans prendre en compte l'épaisseur inexistante des murs de placo : « Olala, quel désastre ! Mais qu'est-ce que vous avez fait ? Mais vous faites des gommages au moins ? ». Oui, trois différents, mais rien à faire, le poil ne semble pas trouver d'intérêt à pousser hors de la peau... Et au passage, tout le 20eme arrondissement de Paris est conscient que je suis aussi sexy que Chubaka.

Dans la gradation naturelle de l'humiliation vient ensuite la traditionnelle question : «  Et qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? ». A votre serviteur(se) de répondre inlassablement : « une épilation intégrale du maillot, s'il vous plaît ». Et là, ca ne râte jamais : « une épilation intégrale ? Ca ne vous ennuie pas si je fais venir la stagiaire ? ». Car oui, mon intimité est régulièrement l'objet d'un cas d'étude bodyminutien et à chaque fois, je me fais avoir. Me voilà donc nue comme un ver, jambes déployées avec deux jeunettes penchées sur mon maillot trop poilu, en pleine discussion :

«  Tu vois Audrey, toutes les clientes de ce matin, ont demandé une épilation intégrale. Faut vraiment que tu t'y mettes. »
«  Ah non, c'est pas possible, j'ose pas et en plus, on n'a jamais vraiment été formées à l'école »
« Et bien, tu peux peut-être commencer aujourd'hui. La Dame ne va pas dire non, hein ? Regarde en plus, y'a des poils incarnés et tout... »

En 30 secondes me voilà donc réduite au stade de dinosaure hyperpileux (à 30 ans, on est déjà « la Dame »), objet d'une étude anthropologique avancée, qui a en plus, la joie et le privilége de défleurer Audrey de l'épilation intégrale, sauf que là, la souffrance est pour moi. Je passerai ici les douloureux détails de la dite Audrey qui pour la première fois essaye d'épiler un fessier, tout en me demandant de prendre des positions que même un agrégé en Pilates ne sauraient pas prendre.

Et pour m'asséner le coup fatal, la séance se termine toujours par les conseils avisés d'Audrey, qui a vu en mon maillot catastrophique le reflet de qui je suis vraiment, à savoir un champs de ruines. Et d'ajouter :  « Pour vos poils incarnés, je vous propose d'acheter le roll on désinfectant, question que ca ne laisse pas des plaies. Il est vendu au prix de 40 euros seulement vous savez ? C'est pas trop cher, surtout quand on a  vos besoins » Je sais, j'ai déjà investi, j'en ai déjà usé et abusé, et pourtant, là encore rien à faire : le poil semble bel et bien avoir décidé de me faire payer ad vitam eternam le fait que je le sorte de sa phase hibernative. Face à ce constat, je n'ai qu'une chose à dire : vivement l'hiver prochain !

Photo : Jupiter

mardi 6 avril 2010

Comment je n'ai pas su autobronzer...




J'ai fini par y céder... Moi qui jurais encore il y a quelques semaines que l'appel ennivrant des autobronzants ne passerait plus jamais par moi. Car les autobronzants et moi, nous avons un lourd passif de mésentente. A 14 ans déjà, j'essayai de me donner des airs d'alsacienne méditerranéenne en succombant aux sirènes du hâle nouveau et invariablement, le résultat a toujours été le même : je virais carotte, me maculais de sillons vermillon, devenais membre officiel de la tribu des mains tachetées... Un piètre résultat en somme.


Et pourtant, pourtant, j'ai à nouveau retourné ma veste, j'ai encore été faible. Pourquoi ? Simplement parce que cette saison, on m'avait promis-juré-craché que les autobronzants n'étaient plus ce qu'ils étaient, que grâce à leurs innovations révolutionnaires, ils ne tachaient plus, n'empestaient plus le voisin de métro, et laissaient la peau peau hâlée juste comme il faut pour ne pas avoir l'air d'être en état de mort cérébrale sur les plages de Paris (ou des Maldives au choix). Sauf que voilà, la promesse n'a pas été tenue...

Parce qu'avant de partir me dorer la pilule au soleil, je me suis dit que j'allais me donner un petit coup de pouce doré avec deux nouveautés ensoleillées, à savoir la brume Sublime Bronze de l'Oréal Paris et la Mousse exquise autobronzante de Clarins. J'ai même pris le soin de tester le premier sur le bas du corps et le second sur le haut, question de m'assurer que je saurais bien reconnaître celui qui a su me redonner une mine de non-zombie. Le tout, sans résultat, ou plutôt si, avec un résultat un peu trop coloré.

Sur le haut du corps, à savoir avec la mousse Clarins, j'ai eu la chance de vivre quelques moments d'intense plaisir avant de déchanter. J'ai étalé ma mousse au doux sillon de mirabelle le matin et oh, miracle, quelques heures plus tard me voilà joliment brunie. Sauf quelle ne fut pas mon infortune, quand en levant mes manches au bureau pour pavaner avec ma nouvelle teinte mordorée, ma collègue m'a dit sur un ton apparemment innocent : "tu t'es fait mal comment pour avoir besoin d'autant de teinture diode ?". Et oui, en retournant mes bras, je n'ai pu que constater avec effroi que malheureusement, mon corps n'avait pas la décence d'être monochrome et que la mousse avait donc laissé de jolies taches type malabar bi-goût qui rencontre un mammifère ruminant sur le dessous des avant-bras. Pour le chic, on y reviendra, mais à quelque part, c'est de ma faute, j'aurais dû me rendre compte que "rien ne sert de tricher, il faut étaler à point".

Du coup, pour le bas du corps, j'ai pris un soin tout particulier à ne pas laisser un centimètre carré de peau sans produit. Et la brume sèche de L'Oréal aurait dû m'y aider vu que justement, elle est en spray et promet un bronzage uniforme sans avoir à étaler. Sauf que voilà, j'ai essayé, j'ai spritché ... et j'ai caché mes jambes. Car loin des taches, je me suis retrouvée marquée d'une jolie coulée bronzée le long des mollets, type goutte à goutte mordorée en surimpression. Plus la peine de courir après les tatouages éphémères de Chanel, l'autobronzant de la saison se charge de vous habiller contre votre volonté.

Bon, toutes ces mésaventures ne m'ont pas empeché de partir me dorer la pilule au soleil de l'Océan indien et de vous préparer une jolie série de chroniques vidéos, mais une chose est sûre, à 14 ou à 30 ans, l'autobronzant ne passera plus par moi (du moins pas avant l'année prochaine).

Les infos en plus :

Mousse exquise autobronzante de Clarins, 32, 02 euros, www.clarins.com : des résultats concluant si on a une main experte, pas comme la mienne

- Brume sèche autobronzante Sublime bronze de L'Oréal Paris, 18 euros, http://www.loreal-paris.com: l'autobronzant censé être pour les nuls mais qui semble nécessiter un bac +8 pour une utilisation optimale.

Photos : Clarins / DR


vendredi 5 février 2010

Y'a des jours comme ça...

Où faut juste pas insister... La preuve par 4.

1. Cette nuit, j'ai fait le pire rêve de la Terre, je me suis réveillée, levée, ouvert ma nouvelle boîtr-e de Muesli qui s'est avérée complètement dégueulasse, ai noyé mon bol dans du sirop d'agave pour lui donner du goût, j'en ai trop mis, j'ai tout descendu quand même, parce qu'il faut pas gâcher le muesli (" tu penses à tout ces pauvres petits zenfants dans le monde qui n'ont pas de muesli", comme dirait ma grand-mère), j'ai fait couler mon bain, je me suis déshabillée et là j'ai vu qu'il était 2h30 du matin. Le pire rêve de la Terre : c'est bien quand on ouvre les yeux persuadée qu'il est l'heure de se lever, tout ça 4h avant la dite échéance.

2. Après avoir fini ma nuit tant bien que mal, j'ai tenté de m'habiller et je n'ai pas filé une, ni deux mais bien trois paires de collants avant de me rendre compte que c'était l'agrafe de ma jupe qui se prenait à chaque fois dedans. Le seul collant qui restait dans la maison était lui préfilé... J'ai renoncé à mes escarpins et j'ai enfilé mes bottes dépitée (à quoi ca sert de planifier soigneusement sa tenue 24 h à l'avance si c'est pour se faire pourrir sa journée par des dégâts collatéraux ?)

3. J'ai fini ma nuit dans mon premier métro... Tout ca pour m'auto-réveiller avec un ronflement terriblement humiliant et un petit filet de bave au coin de la bouche... Ce qui a évidemment beaucoup fait rire les trois hommes qui partageaient mon carré. Pour la féminité irréprochable, on y reviendra !

4. J'ai fait le trajet, dans mon deuxième métro, avec la famille mocassins à glands. Si si, pour de vrai, Maman, papa, fillette et bébé portaient tous joyeusement des mocassins (sans glands pour bébé, ca ne doit pas avoir d'intérêt quand on ne marche pas, ca ne rebondit pas de manière ostentatoire sur la chaussure). Et les familles mocassins à glands, c'est pire que les familles Barbour.  Pourquoi ? Parce qu'avec le Barbour, on affiche ouvertement son mauvais goût, on ne cache rien à ses enfants. Avec le mocassin à glands, c'est plus perfide. Le mauvais goût s'immisce tortueusement aux pieds de ces chères têtes blondes pour leur imposer à jamais une névrose saint-germain-en-layoise. Ca continue avec le serre-tête en velours et après, c'est foutu ! On est voué à faire la fête aux Fouquet's et à garder à vie sa raie de côté. Sans compter l'aggression visuelle du vendredi matin pour les autres passagers du métro. Moi, je dis non aux familles à mocassins à glands (surtout avant 9h du matin).

jeudi 4 février 2010

Mon corps, cet ingrat !

Corps, me mérites-tu ? Cette question, je me la suis posée ce matin quand, un peu plus dans les vappes que d'habitude, j'ai dû me repasser ma to-do list quotidienne. Attention, quand je dis to-do list, ce n'est pas l'éternel récap des choses à faire en arrivant au bureau. Non, ca, on s'en fiche. Non ma to-do list, c'est bien toutes ces choses que je dois tartiner sur toi, mon corps, avant d'estimer être décemment visible.

A savoir (par ordre chronologique, ce sera plus simple) :
1. Huile pour le bain (ok, c'est pas écolo de prendre un bain le matin, mais j'arrive pas à faire autrement)
2. Shampoing (pas n'importe lequel parce que sans le Klorane à la camomille ou à la pivoine, le cheveu fait la gueule)
3. Gel douche (Sanex fera l'affaire)
4. Crème raffermissante corps (car même si tu ne m'as pas offert de seins, ce n'est pas une raison pour ne pas lutter contre la gravité en préventive. En passant, je teste la nouvelle crème Linéance bio, vous en parle sous peu)
5. Crème minceur pour rondeurs localisées (comprendre « anti-culotte de cheval on n'y crois pas trop mais quand même faut ce qu'il faut ». Chez moi, la nouvelle Galénic, en test pour vous chez Elodie en ce moment)
6. Crème pour pieds secs (juste pour éviter que Jules s'attendrisse en disant « oh, la petite corne, celle-là c'est ma préférée ». Il trouve ca mignon, c'est juste humiliant de savoir qu'en plus de toutes les difformités, tu m'as offert des pieds de hobbit)
7. Crème pour les mains (on en a déjà parlé, IN-DIS-PEN-SABLE)
8. Crème anti-tâches pour le visage (merci maman pour la peau à problèmes à 30 ans)
9. Contour de l'oeil (parce que même si j'ai un peau de gamine de 15 ans, tu m'as aussi offert les rides d'une fumeuse de 30)
10. Base de teint (Make Up Forever, rien trouvé de mieux pour pas avoir à faire scruter ma zone T toutes les heures pour voir si elle n'éblouit pas ma voisine de bureau)
11. Anticernes ( Touche Eclat, ma vie sans toi n'a pas la même saveur)
12. Fond de teint (couvrant, très couvrant, je ne précise plus pourquoi)
13. Poudre (parce qu'on m'a toujours dit, «  le fond de teint en touches sur la zone centrale, la poudre pour unifier le reste du visage. En passant, j'ai craqué récemment pour la marque de maquillage bio australienne Zui... un délice)
14. Blush (pour faire genre j'ai bonne mine parce qu'en plus tu n'as pas jugé bon de m'offrir autre chose qu'un teint gris)
15. Un (ou deux ou trois) fards à paupières (mais comme ca vient en palette, on va compter ca comme un)
16. Khôl (en pot, pas en crayon, à étaler au pinceau, c'est plus joli)
17. Mascara (une couche, deux couches, trois couches)
18. Contour des lèvres (Clinique, parce que j'ai découvert 6 mois apres l'avoir acheté qu'il y avait un taille crayon dans le bouchon. Je suis toujours un peu dans les vappes... Toujours...)
19. Gloss (ou un rouge, rouge Allure évidemment, les deux, ca fait toujours un peu trop).

Ce à quoi on ajoute le soir :

20. Démaquillant (de préférence en huile parce que c'est plus doux, le Must Shu Uemura)
21. Scrub (en garde partagée avec Jules alors, ca compte presque pour un demi)
22. Traitement dermato pour peau mixte pourrie (voir commentaire en point 8)
23. Pilules de zinc pour purifier la peau mixte pourrie (bis repetita)
24. Baume minceur de nuit (parce qu'on n'est pas grosse pareille le matin et le soir, c'est l'Oréal qui le dit)

Au total, 24 produits quotidiens que je complète (parce que je ne suis pas assez bonne avec toi) d'autres petites gâteries bi ou tri hebdomadaires. A savoir :

25.Gommage pour rendre le cheveu brillant (merci Carita)
26. Peeling ou masque (en alternance, entre la nouvelle gamme géniale de Clarins et le masque à la rose apaisant Dr. Hauschka)
27. Lotion éclat après peeling
28. Gommage anti-cuticules pour les ongles
29. Base durcissante pour les ongles
30. Le bon vernis avec la bonne couleur de saison (là encore, voir ma précédente note pous les mains)

Et ce ne sont là que les soins de base parce que comme on arrive doucement au printemps, tu vas en plus avoir le droit à l'autobronzant, aux compléments alimentaires anti-cellulite, à la crème jambes lourdes, au spray d'eau thermale, et à toute la gamme solaire (un visage, un corps, un amincissant et un apres soleil, sans compter l'huile qui fait briller le décolleté le soir).

Bref, mon cher corps, ce ne sont pas moins de 30 produits que je t'offre tous les jours ou presque, sacrifiant mon temps, mon argent et ma disponibilité cérébrale pour ton bien-être.

Et que m'offres-tu en retour ? UNE CULOTTE DE CHEVAL INDECROTTABLE, UNE PEAU D'ADO et maintenant DES RIDES.

D'où cher corps, ma question : me mérites-tu vraiment ? Je te laisse méditer sur ces bonnes paroles...


Photo : DR V.

jeudi 7 janvier 2010

St Valentin : entre luxe et sexe, faut choisir pour la planète

J'ai reçu hier une invitation forte intéressante que je tenais à partager avec vous. Pour ne pas tourner autour du pot, le Fouquet's Barrière, grand palace parisien, et premier sur le créneau de la haute hotellerie verte, nous propose cette année une St. Valentin écolo.

Sur le papier, rien à redire, avec un programme qui met un peu l'eau à la bouche tout de même :
- Un séjour en chambre double super luxe
- Un petit déjeuner fitness réalisé sur mesure à partir de produits locaux
- Un diner au champagne Pop Earth, au Fouquet's evidemment
- Accueil VIP luxe respectable (trademark déposé, mais allez comprendre au juste)
- La compensation carbone
- Et la possibilité de faire un tour en limousine hybride et soin bio à l'USpa (spalace dont nous aurons l'occasion de reparler à une autre occasion).

Bref, le Fouquet's nous promet de roucouler en protégeant la planète, le tout pour la somme maudique de 970 euros la nuit... Sauf qu'évidemment, y'a un hic.
Parce qu'inévitablement, si l'on va au Fouquet's pour la St.Valentin, il y aura des dommages ecologi-collatéraux. Quelques exemples :

1. Passons rapidement sur le transport pour se rendre à l'hôtel, les déplacements occasionnés lors d'un périple en amoureux ou la provenance des ingrédients des petits plats du Fouquet's. On s'en doute, prendre sa voiture pour aller à l'hôtel ou manger du caviar Belluga prevant d'un esturgeon en voie d'extinction, on sait que ca fait mal à la planète.

2. Dans la perspective d'une douce nuit d'amour, il est aussi sûr et certain que notre couple va, avant de se lancer dans les réjouissances s'offrir un bain dans l'une des baignoires totalement indécente du palace. Résultat : au moins 200 litres d'eau utilisés (même si le bain est partagé). Et la facture d'eau ne fait que gonfler si nos deux tourtereaux font un tour par le Spa pour découvrir sa piscine intérieur à jets et fontaines totalement délirants... Autant dire qu'on ne compte plus le périple en centaines de litres mais plutôt en milliers (même mutualisé, ca fait cher pour la planète).

3. Tout propre comme un sou neuf, nos deux tourtereaux vont donc convoler en noces et se lancer dans des étreintes sans fin... Et là encore, ca fait mal à la planète. Parce que forcément, pour l'occasion, Madame se sera offerte une nouvelle parure de lingerie. Pour peu qu'elle ait décidé de faire des économies, la dite parure aura voyagé depuis la Chine jusqu'en France et sera en plus en coton (qui en termes d'utilisation d'eau et de pesticides, est quand même très bien classé dans la top 50 des pollueurs).

Monsieur, quant à lui, aura surement pensé à pimenter ces retrouvailles de luxe avec des joujoux sexuels et autres vibrants présents de plaisir. Sauf que là aussi, ca fait mal (ou presque) : entre sex toys en PVC qui émettent des dioxines et les piles qu'il n'aura vraisemblablement pas pensé à prendre rechargeable, les ébats de nos tourtereaux vont avoir du mal à être recyclé.

4. Et cela évidemment sans compter la hausse des émissions de CO2 liées à ces deux êtres en pleines retrouvailles charnelles... (émissions exponentielles suivant la forme des deux participants, rappelons le). Pas évidemment que le Fouquet's Barrière puisse prendre tout cela en compte dans ses calculs de compensation Carbone.

Bref, malgré l'offre alléchante du Fouquet's Barrière, je me vois dans l'obligation de vous proposer une offre alternative pour une St.Valentin vraiment écolo : Messieurs, offrez à votre douce une soirée à la maison avec les restes du frigo en guise de gourmandise. Madame prendra donc la mouche, ne sortira pas la lingerie, ce qui vous évitera de sortir les joujoux et vous permettra aussi de garder pour vous tout ce mauvais CO2 que vous émettez à chaque instant. Certes, la soirée manquera un peu de lubricité, mais après tout, si ca peut sauver la planète...

Et aussi :
- le site du Fouquet's Barrière parce que vraiment c'est un beau cadeau
- le guide du sex écolo de Greenpeace, parce que ca mange pas de pain de faire des calins verts.


Photo : L'Uspa du Fouquet's Barrière / DR Fouquet's

samedi 26 décembre 2009

Twittage nocturne ou pétage de plomb



Je vous parlais récemment de mon envie récurrente de twittér... Et bien, je me rends compte cette nuit que cette envie devient irrépressible à certains moments inopportuns du mois. En atteste la présente note, écrite par votre humble serviteur(se ?), à deux heures du matin, du fin fond de sa chambre d'hôtel turque et noire... Alors, j'ai envie de twitter quand :

1.C'est le mauvais moment du mois, que je suis gonflée comme une baudruche ou plutôt une brioche Vahinée cuisinée avec des sels de bain de la Mer Morte, qu'évidemment je pleure sur l'épaule de Jules pour lui dire que j'ai envie de mourir tellement je me trouve pas belle, pas jolie et qu'il me répond : « T'inquiètes pas, tu t'es un peu laissée allée sur les loukoums, mais tu feras un petite cure régime + sport en rentrant et ca ira mieux (sûrement)... ». Pour le moment, en tout cas, ca va pas mieux parce que non seulement, je me sens pas jolie pas belle, mais en plus je me sens gonflée-énorme...

2.C'est le mauvais moment du mois, que je tourne en rond dans le lit parce que la témpérature de mon corps a eu la bonne idée de grimper de 35 degrés et que Jules me le rappelle à chaque instant en ronflant paisiblement dans mon oreille l'équivalent de la symphonie du Nouveau Monde jouée par l'orchestre philarmonique de Chine. Ce qui tombe bien, c'est qu'un moustique mutant turc a décidé de fredonner dans mon autre oreille le sort qu'il me réserve (en exclusivité, cela va de soi, s'il en gardait un peu pour Jules qui pourrait alors avoir un peu d'empathie pour moi demain matin au lieu de se taper indécemment Morphée à mes côtés, ce serait trop beau). A force de me gifler pour essayer de le faire taire et de me cogner sur les os de Jules pour qu'il cesse lui aussi - le tout évidemment sans succès -, je suis obligée de m'avouer vaincue, gonflée et boursoufflée.

3.Le mauvais moment du mois tombe évidemment pile le jour de mes vacances que j'avais réservé pour m'offrir le luxe ultime d'un hammam-gommage-massage traditionnel turc. Je renonce l'âme en peine, et essaye de me consoler en lisant le papier de vogue.fr sur les prochaines tendances maquillage... Le tout pour découvrir des esquisses en noir et blanc... Je suis dubitative, jusqu'au moment où j'arrive à la page sur le blush et qu'on m'explique que « Toujours dans un esprit lumineux, le visage se pare de tons abricot ou rose pale sur les pommettes ». La photo elle me montre une morte-vivante à la bouche noir et au teint livide. J'ai dû mal comprendre l'effet de style... Mais tient Jules vient justement d'en rajouter une couche en recommençant à ronfler.C'est sûr, cette fois-ci, je me sens gonflée, boursoufflée et aux bords de la crise de nerfs...

A noter pour le mois prochain : se créer un compte twitter, et pourrir le forfait de Jules pour vous faire part de mes états d'âmes nocturnes... L'intérêt sera tellement limité, mais le défouloir tellement bon...


Photo : Jupiter / DR

dimanche 6 décembre 2009

Qu'est-ce qui nous rend attractive ?



Paris, grands boulevards, vendredi soir, une queue visiblement sans fin devant la salle cossue du Salon des miroirs. Tout le monde s'est (visiblement) mis sur son 31 (avec plus ou moins de succès), arbore son loup, selon les règles dictées par l'invitation ultra-confidentielle remise quelques jours plus tôt.

Ici, c'est la soirée de fin d'année d'Attractive World, un site communautaire / de rencontrer réservé à la crème de la crème, comprenez les CSP +++, parisiens (ou pas), branchés (ou pas), en tout cas ayant une aisance financière (in)décente, selon le point de vue duquel on se place. Sur Attractive World, le principe est clair : si vous bénéficier du niveau de vie suffisant, vous êtes susceptible d'être admis dans la communauté, à condition d'être accepté par les membres déjà institutés, qui en un clic peuvent vous reléguer dans les abimes du bêtisier, parce que vous n'avez pas eu la subtilité de dire que vos auteurs préférés étaient Levy, Werber ou Musso (qu'est-ce qui vous a pris de parler de Romain Gary.). Bref, un site qui prône, avec une grande ouverture d'esprit, le « restons entre nous, les autres, c'est sale ».

Mais revenons en à la soirée... Hier, tout se beau monde sous son loup caché, avait fait l'effort d'être au sommet de sa dinstinction, le tout avec des résultats très variables. D'où la qiuestion qui m'a taraudée toute la soirée : mais qu'est-ce qui fait vraiment de nous des attractive people ?
Deux éléments de réponses sont venus s'imposer à moi :

- La chaussure, enfin, surtout la démarche : je ne m'étendrai pas sur le fait que l'on se doit, quand on brigue le statut, d'oublier ses chaussures à bouts et talons carrés aux oubliettes d'autant plus quand on les porte avec une robe de soirée... Non, l'essentiel est bien dans les talons domptés et la démarche chaloupée. En atteste une petite scène vue ce soir là dans le métro : une belle blonde sort de la rame. Elle arbore fièrement une minirobe que son manteau framboise révèle à peine et des jambes d'un bon mètre vingt. En sommes, c'est une femme magnifique perchée sur des talons de 12 (type sandales de tapis rouge Jimmy Choo). Sauf que voilà, notre belle plante en question ne sait absolument pas marcher avec ses talons. Résultat, on a plus l'impression de se retrouver devant un camionneur qui fait le plein qu'une déesse du sexe... comme le souligne si justement mon compagnon de soirée, « le cadeau peut être beau, si l'emballage ne suit pas, on n'a juste pas envie de l'ouvrir... ». J'adhère... D'ailleurs, à en juger par le nombre de chevilles d'attractive people tordues pendant la soirée, on se dit que les belles personnes ont encore des efforts à faire pour être...belles

- J'ai aussi été troublée par un détail : l'attractive people peut être aussi beau qu'il le désire, il devient d'une laideur icommensurable... quand il est seul. A scruter le mousquetaire vagabond qui cherchait desespérément à tisser des liens pendant toute la soirée, je me suis dit que le concept était finalement d'une cruauté absurde : vous prenez part à la fête pour faire des rencontres, voire rencontrer la personne qui rendra votre nuit plus douce, et pourtant, pour y parvenir, il faut déjà faire partie d'un groupe. Le problème, c'est que le réseau qui constituait à vos yeux une solution à votre intolérable condition, n'est pas prêt de vous accepter, justement à cause de cette même solitude qui fait de votre vie un enfer. Sans amis, point de salut... et point de grâce.

mercredi 2 décembre 2009

Coiffeurs contre le sida... ou pas


L'Oréal inaugurait hier en grandes pompes (et surtout à gros coups de pub) son opération : Les coiffeurs contre le Sida.

Première réaction presque viscérale : "C'est bien, l'Oréal s'engage, mais...". Car il y a bien , à mes yeux, un mais. Vue la marge d'expression dont jouit le groupe dans le joyeux petit monde de la communication, je ne peux pas m'empêcher de me demander ''Mais pourquoi les coiffeurs ?".

Je comprends bien l'idée du styliste capillaire vecteur de communication et donc potentiellement de pédagogie contre la maladie, mais le raisonnement me semble avoir deux grandes lacunes et pas des moindres.

1. Le postulat du coiffeur-vecteur n'est pas immuable. Perso, quand je vais chez le coiffeur, j'ai plutôt tendance à sombrer dans un grand mutisme car non seulement, j'ai toujours peur que Cindy (c'est son vrai petit nom) me râte pour m'offrir une coupe atroce que je devrais supporter pendant des mois (faisons ici fî du "c'est pas grave ca repousse..." Si c'est grave, parce que repousser, ça prend toujours des mois), mais aussi parce qu'à mesure que je vois la coupe prendre forme, je contaste irrémédiablement que mes pires cauchemars prennnent vie, d'où le silence encore plus dépressif.

2. Si l'on engage la conversation avec son coiffeur, je vois difficilement comment on peut nouer en une heure la complicité pour en arriver à parler de sa sexualité... Reprenons l'excellent exemple ci-cité : Quand j'arrive à prendre sur moi et à échanger quelques mots (forts sympas au demeurant) avec Cindy, on parle météo / travail / les derniers potins de Public ( car après tout, le coiffeur, c'est le seul endroit où on peut lire Public sans vergogne, sans complexes et surtout sans personne qui lit par-dessus son épaule). Je me vois donc mal dire à Cindy : "Dites donc , y'a un p'tit nouveau au bureau, j'lui mettrais bien une grosse cart..." Et à l'intéressée de répondre : " Oui, mais jamais sans préservatif !"

Non, rien à faire, cet engagement à parler sida avec son coiffeur me semble pour le moins artificiel... et c'est un euphémisme. A tout hasard, je suis tout de même passée hier soir, à mon Salon Franck Provost du coin pour faire mon petit bilan sur l'opération.

Premier constat : ici, on a bien sorti les t-shirts et les dépliants... Bon point.
Deuxième évidence : personne, dans les sièges alentours, ne parle ni sexualité, ni sida. Admettons que je sois tombée au mauvais endroit, au mauvais moment, mais il me semble tout de même que l'échange convivial et pédagogique autour de la maladie n'a pas eu lieu.

Alors, les coiffeurs contre le sida : une fausse bonne idée ? A voir, en tout cas, ma suggestion pour le groupe et sa campagne de l'année prochaine : Lancez plutôt une grande campagne dans Public, ça donnera un bon prétexte pour engager la conversation avec Cindy.

Photo : DR L'Oréal