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dimanche 18 avril 2010

Mon coming-out...

Je me suis suprise, l'autre soir en rentrant du bureau, à être d'humeur philosophe... Oui, oui, me voilà, accrochée à mon voisin de la ligne 4 (faute de pouvoir attraper la barre de métro la plus proche) et soudain la question fatidique est apparue dans un coin de mon esprit : "Mais qu'est-ce qui fait qu'on est belle ?". A votre serviteur de se répondre à soi-même : "et ben d'être en phase avec qui tu es poulette". Et là, j'ai eu comme un éclair de lucidité : il est temps d'assumer qui je suis vraiment à la face du monde, de plus me cacher derrière des simulacres de féminité. Non, aujourd'hui, je me dois de faire mon coming out et de vous avouer la vérité.

Voilà, moi, Vanity, je suis une grosse geek.

Bon alors, évidemment, il y avait des signes particulièrement alarmants face auxquels je n'ai pas voulu me rendre à l'évidence : je parle html, je régénère des caches, je fais des varnish, et ce tous les jours. Mais bon, c'est mon travail... Puis, je rentre à la maison en demandant à Jules s'il a lu la dernière note de Boulet, s'il a reçu son exemplaire du Canard PC (1) et si on regarde Iron Man, Hell Boy ou plutôt TBBT (2), mais là encore, je suis dans le déni total. En partant en vacances aussi, j'ai manqué d'avoir un élan de lucidité quand je me suis retrouvée à faire une danse de la victoire après avoir fait sauter le high score de tout l'avion à Tétris (merci le A380, ses écrans individuels, ses 12 heures de vol)...

Non, il a fallu attendre une battle sur Facebook avec mon amie virtuelle Sarah (qui tient un excellent blog mode, Pretty Woman, à visiter impérativement) pour que le constat me frappe de plein fouet : quand on clôt un débat en affirmant "mon geek est tellement geek que c'est moi qui fais les blagues sur green lantern", c'est qu'on est soi-même sérieusement atteinte. J'ai donc ouvert les yeux sur la vraie moi : initiée aux superhéros, calée en trucs bizarres de mise en ligne, et prête à jouer l'elfette dans un GN (3) si ca peut m'ouvrir les portes du spa Guerlain.

Et forte de cette nouvelle identité qui devrait me rendre belle, j'ai donc décidé de militer pour ma différence telle une néo Black Panther qui aurait tournée pâle après avoir passée trop de temps derrière son écran. Ma prise de position incroyablement contestataire : j'ai foncé chez Uniqlo pour nous acheter à Jules et moi, des tee-shirts de superhéros (alors certes, c'est un peu über-branché mais tout de même, c'est un grand signe de rébellion), j'ai chaussé mes Louboutin, je me suis aspergée de N°5 et j'ai scandé très haut (et je continue d'ailleurs) : qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne peut pas être geek et féminine (comprendre monomaniaque et superficielle) ou comme le dirait Jules : "on peut être féminine et poutrer du zombie". La preuve, en images... Merci d'avance pour vos messages de soutien et vos signes d'empathie.






Et si ca vous intéresse... V : tee-shirt Uniqlo, Jupe crayon Mango, escarpins Louboutin, lunettes Monoprix.Jules : Costume De Fursac, Tee-shirt Virgin, lunettes Ray Ban et Canard PC...

(1) L'hebdo jeux vidéos des geeks branchés
(2) The Big Bang Theory
(3) Jeu de rôle grandeur nature, mais je vous rassure ca n'ira jamais jusque là.

Photos : DR Vanités Case

lundi 18 janvier 2010

Soldes : say no to Uggs (and to doudoune)

A l'heure des deuxièmes démarques, on se demande toutes ce dans quoi on pourrait investir nos derniers deniers hivernaux. Si vous lisez Vanité(s) Case de temps en temps, vous savez déjà ce qui m'a fait craquer cette saison (la petite robe noire, la veste d'homme, la marinière strassée, les bottes diverses et variées, et les accessoires à cheveux, pour ne citer qu'eux). Mais à l'aube de ces tentations qui nous enjoignent à vider notre porte-monnaie, je me dois de vous mettre en garde : ne vous laissez pas tenter par n'importe quel démons de la mode. Non, cette année, avant de vous lancer,  voici juste qqs conseils morphologiquement corrects (non pas que je jouisse d'une certaine expertise, c'est juste que je veux vous éviter les petits désagréments auxquels j'ai dû faire face).

1. Si vous avez la (mal)chance d'être roulée comme moi (A savoir : micro seins, maxi hanches, que Jules ne cesse de vous dire : "Mais t'es pas grasse, t'es juste confortable", que vous êtes donc aux antipodes du profil type de la mode, mais finalement normalement foutue), dites NON à la doudoune. Alors, je sais, tout les féminins y vont depuis quelque semaines de leur bon conseil : misez sur les créations fashion de Moncler, osez la version colorée, ceinturée, vernie, chic, bordée de fourrure. courte ou longue, avec ou sans manches, ultra fashion ou version ado, recyclée ou high-tech. A les entendre, chaque silhouette aurait sa doudoune,  mais non je ne suis pas d'accord. Quand on a des fesses (qu'on les trouve grosses à juste titre ou non), on ne s'ajoute pas du volume supplémentaire, là où, pour une fois, on a la chance de ne pas en avoir. Et n'allez pas me dire que cela crée un équilibre des forces. Non, la Doudoune, qu'on aime ou pas son coté rétro-ski, ne va qu'aux 3% de femmes qui correspondent aux critères fixés par les producteurs et qui ont des jambes plus longues que le torse (pas forcément aussi simple qu'il n'y paraît). Bref, si vous avez des fesses, achetez vous plutôt un caban, pile dans la tendance du retour aux classiques, indémodable et surtout coupé comme il faut pour éviter l'effet bibindomette. Et un mot d'ordre à garder à l'esprit : une disproportion en vaut toujours mieux que deux.


2. Avec le froid et le grand retour de la neige, c'est sûr, on va essayer de vous faire croire que vous avez besoin de Uggs. Si vous ne savez pas ce que sont les Uggs, vous venez surement de débarquer d'une autre planète ou alors vous êtes responsable de l'audit dans une société de monte-charges. Les Uggs, ce sont ces bottes fourrées qui ne ressemblent à rien, inventées par des Australiens qui visiblement avaient du temps à tuer alors qu'ils auraient mieux fait d'aller à la plage et qui ont acquis leurs galons d'honneur juste parce que les stars hollywoodiennes les mettent pour promener leur chien. Et bien, aux vus du dernier courrier que j'ai reçu dans ma boite pro, je me devais d'intervenir. L'objet de ma réaction : la ligne pour enfants des ces palliatifs de pieds de télétubbies, mais aussi leur déclinaison en version cuissarde. Car non, vous ne rêvez pas, les Uggs, qui sont officiellement out depuis bien trois ou quatre ans, ne cessent pas de tenter de faire un come-back. Alors, je vous en supplie, ce n'est pas parce qu'elles sont à moitié prix et confortable qu'il faut renoncer à tous nos principes. Les Uggs l'hiver, c'est comme les Crocs l'été : le truc qui ne ressemble à rien, qui casse la ligne, grossit le cuissot, fait des pieds de trolls, casse le sex appeal, donne mauvaise haleine et porte malchance (je suis presque prête à vous mentir pour vous convaincre) et surtout qu'on ose en plus imposer à nos enfants en se disant qu'ils y seront biens (alors que vous et moi savez très bien qu'il n'est jamais trop tot pour apprendre qu'il faut souffrir pour être belle). Bref, Après la décennie "Say no to drugs", je vous propose de changer votre fusil d'épaule et de devenir partisane du "Say no to Uggs". Définitivement...

Photos : Doudoune Moncler / Cuissardes Uggs

jeudi 31 décembre 2009

Recette pailletée pour briller en société


Je me dois aujourd'hui de vous offrir une nouvelle bifurcation sur le territoire mystérieux de l'homme. Encore me direz-vous ? Et oui, car j'ai été mise au défi hier, par mes petits camarades railleurs qui m'ont dit sournoisement au détour d'un échange de mail : "Ah, ben c'est sûr, pour le Nouvel An, tu vas faire un truc sur les paillettes...", sous-entendu, "tu es tellement prévisible que tu vas nous pondre un truc de saison, comme tout le monde, et après tout pourquoi pas, vu que c'est le moment où vous faibles créatures de sexe féminin, vous faites une crise hormonale du bling". Et bien non Messieurs, sachez qu'aujourd'hui, je vais tâcher de vous prendre à contre-pied et vous mettre un peu la pression : vous qui vous prélassez déjà avec vos petits copains, une bouteille de bière à la main, une partie de Scrabble à la DS dans l'autre, sachez que pour ce soir, vous avez vous aussi la pression... La soirée paillettes, ce n'est pas que pour vos dames...

Et ce soir vous me remercierez de vous avoir donné la recette miracle qui vous offrira la possibilité de briller en société. Voici quelques pistes :

1. Prenez quatre beaux mâles (de préférence un petit grognon, un geek en chef, un extraverti qui assume assez bien sa part de féminité et une petite chose si mignonne qu'on lui donnerait le Bon Dieu sans confession ou le chat de la Mère Michel). Je tiens ici à insister sur le numerus clausus qui n'est pas anodin : vu la tendance de l'homme à être mono-tache, il peut être bon d'être quatre pour préparer effectivement sa ligne de réveillon.

2. Au premier (le dégourdi), confiez le vêtement. Mais pas n'importe quelle pièce... Car Messieurs, c'est bien là l'objet de mon propos : cette année, c'est vous qui porterez les paillettes, ou comme le disent les averties dignes de ce nom : les sequins. Et pour ce, pas besoin de passer par la case Michou Couture...

Monsieur premier, à vous donc de décider comment décliner "la paillette" sur l'ensemble de votre groupe (ne cherchons pas à les individualiser, cela pourra semer le trouble). Au choix : optez pour un veston rebrodé (vu chez Dsquared... Comment vous savez pas qui c'est Dtruc ?), une belle pièce de maille (vue chez John Richmond), ou une veste de smoking façon Gucci.

Seul mot d'ordre à garder à l'esprit : la pièce de votre choix doit être intégralement rebrodée version sportswear tapageur ou tenue de soirée lumineuse. Vous seriez une femme de goût je n'aurais pas à vous le préciser mais comme vous restez des néophytes de la paillette, il faut tout de même que je vous le précise : On ne porte qu'UNE pièce à paillettes, pour le reste, on fait dans le sobre.

3. Au deuxième larron, confiez l'accessoirisation. Monsieur deuxième, vous êtes probablement le plus fortuné du groupe dans la mesure où votre travail va se limiter à mettre la main sur une seule et unique pièce : l'écharpette. Et quand je dis écharpette, vous soupçonnez évidemment qu'il ne s'agit pas de n'importe laquelle. En l'occurence, privilégiez, pour cette douce soirée, le tour de cou à fin liseret pailleté, version Alexander Mc Queen. Si à tout hasard votre emploi du temps très serré entre tournoi de coinche et rétrospective rugby de l'année sur Canal + Sport en crypté ne vous laisse pas le loisir d'arpenter les rayons des grands magasins, sachez qu'il vous reste toujours l'option loisirs créatifs avec recyclage d'une vieille écharpe et collage des paillettes pour textiles Loisirs et Création. Le cas échéant, jouez la carte de la sécurité en délégant la tâche au plus dégourdi.

4. Au troisième larron, confiez le soin. Car oui Messieurs, vos tempes grisonnantes vous donnent du charme mais la peau pas nette, le teint livide et les poches de sept lieux sous les yeux, ce n'est JAMAIS ragoutant.

Pour éviter tout désastre industriel, je vous recommande de vous limiter à deux produits et donc deux gestes : le pinceau Touche Eclat pour hommes d'Yves Saint Laurent, qui fait déjà des miracles sur les cernes de vos douces et la poudre Belle Mine de Jean Paul Gaultier. En gros, un blush et un anticernes, vous devriez vous en sortir... veillez donc à déléguer cette mission au plus paresseux du groupe, qui devrait trouver là l'occasion de briller en société (hors paillettes, cela va de soi).

Si par ailleurs, ce dernier fait preuve de trop de zèle de frime, il vous reste la possibilité de le menacer de le charger de la coiffure.... Car vous aussi avez la possibilité de vous parez d'un bijou de cheveux (et pas un Maison Michel). La bonne version : la mèche siliconée pailletée de Gareth Pugh, qui n'est pas sans donner un petit air d'adolescent négligé et graisseux sur le retour.

5. Au dernier, confiez la coordination... Car j'ai une confiance limitée dans votre capacité à vous prendre en main, surtout avec l'avancée de l'après-midi (qui va de paire avec votre taux d'alcoolémie, mais est-ce là vraiment utile de le préciser), la cuisine à préparer et la pression esthétique que vous avez désormais à porter sur vos épaules... A bons entendeurs (et à ce soir) !

Photos : Gucci / John Richmond / Alexander Mc Queen, Gareth Pugh, collections automne-hiver 2009 / Madame Figaro DR et Stylo touche Eclat / YSL DR

mercredi 30 décembre 2009

Alors là, je dis non...

Il y a certaines choses que je ne peux simplement pas passer sous silence, et je vous propose aujourd'hui de me faire l'échos des incomprises qui comme moi :

1. Aimeraient beaucoup maigrir sur le trajet métro-boulot-métro-maison mais ne peuvent juste pas concevoir de ruiner leur ligne si savamment étudiée en endossant les nouvelles bottes minceur Fitflop. Alors évidemment, on est tentée par la botte magique qui en trois pas relance la circulation, soulage le dos, soutient la cheville et affine la cuisse et le mollet pas tout à fait assez ferme... Mais quand même, quand on pensait que les Huggs incarnaient la quintessence du sous-sexe, on s'était trompé : il y a désormais le croisement entre la Moonboot et le pied de hobbit, qui ne va juste avec rien.  Je dis non.

2. N'ont pas le porte-monnaie extensible et finalement trouvent leur bonheur chez Mango ou chez Zara parce que finalement, y'a pas mieux qu'eux pour copier les créations des podiums en version pas trop la loose... Sauf que maintenant,  comme toutes les enseignes pas trop mal, elles se mettent à faire des pièces qui ne se lavent simplement plus. Finis les cycles courts, le lavage à la main ou le passage au pressing (perso, j'étais prête à peu près tout à partir du moment où ça cachait correctement mes fesses). Là, la seule chose qu'on puisse lire sur l'étiquette, c'est "Do not Wash". Sauf que, chères enseignes, si nous venons nous habiller chez vous, c'est justement parce que nous ne pouvons pas le faire chez les griffes qui vous inspirent et a fortiori, que nous ne pouvons pas nous payer de luxe d'acheter une pièce à usage unique qu'on ne remettra pas parce que Jules a renversé son verre dessus et qu'on a interdiction formelle de la laver. Alors, je dis non : le non-lavage ne passera pas par moi. Non, je braverai les interdictions et laverai mes pièces à froid : tant pis si vous n'avez plus la caution morale de l'étiquette....

Photos : Fitflop / DR

samedi 19 décembre 2009

L'effet poule, pied de poule...


Après avoir hésité de longues années durant (et oui, j'ai bien dit années, faut dire que j'ai mis autant d'années à être en paix avec mon tour de hanches hors conventions), j'ai fini par acquérir, cet hiver  une jupe crayon au délicat imprimé pied-de-poule. Pas que j'avais la prétention d'une ligne de cocotte parfaite comme on avait pu la voir sur le podium hivernal d'Alexander McQueen, mais le pied de poule a ce je ne sais quoi de retro terriblement sexy que j'aimerais bien pouvoir m'approprier.

Bon, pour l'appropriation, on reviendra. J'ai un peu de mal à assumer ma jupe pied de poule : elle me donne quand même inéluctablement l'impression, comme je vous le disais il y a quelques jours, d'avoir des fesses de dinde (vous ne m'ôterez pas de l'idée que quand on a des formes là où il faut mais là où on ne les voudrait pas, il faut rester décemment noir et pas attirer le regard sur ce qui s'impose déjà trop à la vue). Reste qu'hier, j'ai craqué, il le fallait : il fallait que je porte ma jupe crayon en pied de poule qui m'envoyait des regards apitoyés de ma penderie, elle me faisait trop de peine.

Et là, un petit miracle s'est produit. Moi qui le matin ais toujours une estime qui frôle le néant intersidéral (et n'allez pas me dire que le néant intersidéral, ne peut, par définition, pas être frôlé, vous ne m'avez pas vue le matin), et bien j'ai fait tourner des têtes... et plus d'une. Etrange sensation que de se prendre 4 compliments sur le seul trajet entre la maison et la station de métro. Et c'est sans compter, le brave homme venu me secourir quand je me suis lamentablement étalée de tout mon long devant l'entrée du bureau (cela n'a pas dû etre aussi rédibitoire que cela vu qu'il m'a demandé mon numéro) et les autres sifflets et "Bonjour Mademoiselle" que j'ai eu au cours de la journée. Non, je ne vois pas d'autre solution : il y a un effet, si ce n'est un miracle pied de poule.

Evidemment, Jules n'a pas été ravi d'entendre ma théorie, mais après tout, il était lui meme le premier disciple de ce divin enfant de ma penderie. Sa théorie : c'est l'effet bottes de chaudasse. Et bien non, Monsieur, car je mets régulièrement les dites bottes sans m'attirer le moindre regard. Non, je pense que l'équation est plus complexe :

1. Il faut qu'il fasse froid, très froid, de préférence qu'il neige pour que l'homme sente le besoin irrepressible de chaleur humaine.
2. Il faut en effet les bottes, qui  a défaut d'être de chaudasse, équilibre la ligne entre hanches gansées dans un imprimé qui les exhibe, et cheville qu'on ne voudrait pas trop minces par effet d'optique (enfin, perso, j'ai pas vraiment de prb de chevilles trop minces, par contre de hanches trop gansées, c'est une autre affaire)
3. Il faut enfin, la dite jupe qui exacerbe les courbes et renvoie donc, en cette période de froid inhumain, le message : "Ne t'inquiète pas, maman va s'occuper de toi".

Autant dire, que l'effet pied de poule est limité dans le temps et qu'il faut en profiter maintenant. Et autant dire aussi que c'est justement parce qu'il lance un appel maternisant, que le miracle ne se produit qu'auprès des hommes de 40 ans ou plus, qui on depuis trop longtemps perdu ce lien nourricier (j'avais oublié de le préciser mais il y avait, en effet, une segmentation forte au niveau de l'âge).  Bref, quels que soient les paramètres, voici mon conseil : le jour où vous avez le moral dans les chaussettes, qu'il fait un froid à décorner les vahinés, adoptez le pied de poule et vous aurez le look et les compliments, mes cocottes !

Guide shopping : 
Mon acquisition : jupe crayon à taille haute et imprimé pied de poule, Zara : 49, 90 euros
Attention, elle est top mais reste dans une de ces matières inlavable (on en reparlera, une vraie épreuve de vie)

Photo : Défilé automne-hiver 2009-2010, Alexander McQueen.

lundi 14 décembre 2009

To twit or not to twit, zat is the question

Parfois, j'ai juste envie de twitter... Pas pour vous faire connaître minute par minute tout ce qui se passe dans ma vie (qui admettons-le est parfois d'un intérêt limité), mais juste parce que je découvre des choses sur lesquels je n'ai pas envie de m'épancher longuement mais qui, au moment "m" me semblent d'un intérêt absolument capital... Et généralement, cela commence par "Je comprends pas"... Quelques exemples qui m'ont récemment traversé l'esprit:

1. Je comprends pas comment ça marche ces nouvelles poudres de Cosmence, les "Secrets Powder". J'ai beau mettre le flacon en position ouverte et secouer comme une dératée, rien à faire, rien n'en sort... Et c'est d'autant plus humiliant que quand je suis allée sur le site pour pécher des infos, il précisait "Application ultra facile grâce à sa houppette intégrée !"


2. Je comprends pas pourquoi Marni a fait des macarons pour Ladurée... C'est moi ou l'équation Marni + ligne architecturée + mix'n'match n'égale pas du tout Ladurée + bonbonnière boudoir + gourmandise pastel.  Ladurée + Lolita Lempicka, ca je comprenais, mais là... j'ai atteint mes limites.

3. Je comprends pas pourquoi l'homme aime tellement quand je porte du pied de poule alors que ca me fait des fesses de dinde. Rien à ajouter, cela se passe de commentaires.

samedi 12 décembre 2009

ventes privées, ruine publique

Ca y est, c'est à nouveau le douloureux moment de Noel, et avec lui, l'instant béni des ventes privées (enfin depuis 2 semaines déjà mais il n'est pas encore trop tard pour faire le point).

Les ventes privées suscitent toujours chez moi la même réaction. J'essaye de feindre l'indifférence, de me murer dans mon flegme le plus désarmant et pourtant rien à faire. Quand je devine les invitations dans la boite au lettres, mon sang ne fait qu'un tour, des sueurs froides commencent à perler sur mon échine, mes mains tremblent : j'ai besoin d'acheter.

Déchirée entre la désuétude de mon porte-monnaie et les fêtes de fin d'année qui approchaient, je me suis donc  finalement décidée (bon sans surprise finalement), à faire ma check-list. Chaque personne qui a déjà vécu cette immersion consommatrice le sait. Sans check-list, point de salut :

1. Chéquier, carte bleue, liquide (comme personne ne semble se décider en la matière), le tout réduit dans un sac aussi petit que possible. Tout l'art règne en effet dans la faculté à ne pas prendre son sac dans sa voisine et initier une guerre de tranchée... Check

2. Collant opaque, petite robe fluide et Damart décent. Objectif  : pouvoir se déshabiller en 10 secondes chrono, se rhabiller dans le même lapse de temps et ne pas avoir l'air d'un trop gros boudin à côté des grandes  tiges qui essayent un 36 dans les 15cm 2 d'à côté. Je dis presque, parce qu'il faut rester réaliste... Check

3.Un bonnet, des gants et un bon bouquin et un plan de Paris pour maximiser les trajets (quitte à passer pour une buse de l'orientation, l'essentiel étant que le dit plan rentre dans le dit sac).... Car on le sait l'essentiel se passe à l'extérieur, c'est-à-dire dans la queue (en ratio attente / achat, compter 90 / 20 minutes, cela va de soi).

Prête comme une "va-t-en-guerre", je dois vous avouer que malheureusement, les ventes privées ont rapidement eu ma peau. Car au-delà de l'heure systématique de queue que j'ai vaillamment vaincu en lisant Albert Einstein (il faut savoir se donner une contenance et  feindre l'indifférence pour impressionner puis terrasser l'adversaire), il faut avouer que les bonnes affaires n'étaient pas vraiment au rendez-vous.  Un stock ultra-limité avec des fins de série qui ne ressemblaient pas à grand chose chez Maje, des tee-shirts en coton qui frisent encore l'indécente somme de 100 euros chez Bérénice et chez les Petites, le capharnaüm. Sans compter l'inflation privesque : là où on achetait une petite robe 30 euros, il y a seulement deux ans,  one  investit aujourd'hui 70 et à quel prix, nous dirait ma copine Caro ( 70 on te dit)

Je sors donc des ventes en nage, piétinée et épuisée... Une journée d'horreur et une robe : le bilan est loin d'être glorieux. Et quand je croise ma copine Caro quelques jours plustard, cette mini victoire a un goût encore plus amer : "Tu savais que les ventes privée maintenant sont plus organisées pour vider les stock. Visiblement , les marques font des commandes expresses en Chine pour pouvoir vendre à rien des pièces de sous qualité et renflouer leurs caisses...." Déprimée, en nage, épuisée, piétinée... et dépitée. Tout se perd ma bonne dame, même les ventes privées n'ont plus de valeur.

Reste que si vous êtes tentée, voici encore quelques invits pour le week end (les mauvaises habitudes sont dures à perdre ). Bons achats.








dimanche 29 novembre 2009

Aïe la cuisse



Si vous avez ouvert un magazine cet hiver, impossible de l'avoir raté (ou alors vous le faites exprès) : la cuissarde est la it-shoes de l'hiver, l'accessoire incontournable, le sésame pour le panthéon des fashionistas confirmées.
Sauf que voilà, en feuilletant Marie Claire cette semaine (et Dieu sait que j'aime  Marie Claire), je suis tombée sur leur sélection dorée et notamment leur cuissarde bling signée Cosmo (de mémoire). Une fois ma première réaction de surprise un peu railleuse passée, je ne sais pourquoi, cette sélection a rouvert une plaie, que je croyais, depuis quelques temps, fermée.
Pour bien comprendre ma douleur, un petit « background check » comme disent nos amis Anglais s'impose : Je suis une véritable mordue de chaussures, je dois avoir une soixante de paires à la maison, toutes alignées les unes à côté des autres dans mon couloir, en sorte de haie d'honneur d'accueil quotidien (sauf ma paire de Michel Perry, précieusement mise sous clé pour les grandes occasions). Mes chaussures m'apaisent et me permettent de me sentir sex même si je ne le suis pas. Pas étonnant donc, qu'une fois l'hiver venu, je fantasme sur les bottes. Pas un petit coup de coeur, une petite amourette sans lendemain (à laquelle on repense les yeux pleins de chagrin). Non, non : une véritable obsession.

Sauf que voilà, j'ai le mollet un peu fort, ou du moins visiblement pas très standard. Faut dire que j'ai longtemps été un peu bouboule, même si j'ai aussi réussi à me prendre en main et à avoir une ligne décente (enfin, je poserai quand meme dans les pages spécial grosses «on vous jure, notre mannequin fait du 42 » de Elle). Il y a deux ans, je craque pour une paire de cavalières en cuir noir, d'une rigidité parfait, un basique absolu. Je rentre pleine d'ardeur et de confiance et demande au vendeur à les essayer en 36 ½ . Je brûle sur mon siège en l'entendant fouiller dans les stocks....
Mais à son retour, c'est le drame. Plein de bonnes intentions, il m'aide à enfiler l'accessoire tant fantasmé, tire sur la fermeture éclair et  avec ses trois mots, mon monde s'écroule : « Aïe, le mollet », me dit-il d'un ton sentencieux. Et oui, le mollet est trop gros pour la botte ou la botte trop mince pour le mollet. En tout cas, l'incompatibilité est scellée et pendant plus d'un an, je n'ose plus réessayer de bottes de peur de retrouver ce débordement de chairs et de désespoir.

En ouvrant le Marie Claire la semaine dernière, j'ai compris tout le drame de cette mode hivernale : finis les « Aïe, le mollet » ; bonjour les « Aïe la cuisse ». Je suis trop fière pour essuyer une nouvelle humiliation et trop consciente de mon tour de hanches pour m'imposer une nouvelle épreuve. C'est décidé : la cuissarde ne passera pas par moi...

Photo : Défilé automne-hiver Hussein Chalayan / DR