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lundi 17 mai 2010

Séance de maquillage By Terry : Copie à revoir

Ca faisait un moment que cela me faisait fantasmer :  la boutique By Terry du premier arrondissement, haut concept store de la beauté parisienne, propose des séances de maquillage sur-mesure aux passantes qui ont une heure à perdre. Et quand on sait que Terry de Gunzberg, fondatrice de la maison, a été la patte beauté d'Yves Saint Laurent pendant des années, et ben, on ne peut que craquer... Enfin, je ne peux que craquer.

Je suis donc passée à la boutique au détour d'une pause à déjeuner à rallonge. Mon objectif en ce jour béni : mettre au défi les maquilleuses By Terry de me faire un maquillage nude (parce que quand même, c'est la saison ou jamais) ET de soirée (car quitte à se faire retoucher par des pros autant que ce soit visible). Claire, ma make-up artist du jour relève le défi haut la main me donnant au passage des précieux conseils sur ma peau ("mais non elle n'est pas aussi mixte que vous le pensez, juste un peu grassouillette"). En deux trois coups de pinceaux, je suis conquise : teint transparent, bouche simplement relevée de gloss et un oeil presque smoky relevé d'une jolie palette de gris. Je vous laisse juger le résultat par vous-même.



Sauf que voilà, àla gentillesse exemplaire de Claire est venue s'ajouter l'accueil polaire de la chef de boutique (et encore, je vous passe les détails sur son dédain tout parisien). Un regard en chien de faillance, une ou deux remarques acerbes à ma copine Magda venue là pour prendre 2-3 clichés... Bref, d'un moment qui aurait pu être d'une exceptionnelle délectation, on passe une heure de tension qu'Hitchcock lui-même n'aurait pas su penser (si, si, même dans Les Oiseaux). Je repars donc gelée et surtout un peu amère : à 80 euros l'heure de maquillage (pas un cours, juste une séance), la moindre des choses est qu'on se sente à l'aise, voire plus si affinité. Ici, il n'en est rien. Merci à Claire pour sa patience et son joli coup de main, mais pour nous voir revenir, il faudra changer de collègue. Qu'on se le tienne pour dit...


Les infos en plus :
Boutique By Terry
21 passage Véro-Dodat, 75001 PARIS
01 44 76 00 76

Séance de maquillage : 80 euros / 1 heure
http://byterry.fr/

Photos : Merci Magda ! / DR

jeudi 28 janvier 2010

Slendertone face : coup jus sur nos rides


Si vous lisez un peu les féminins, vous n'avez pas pu le rater : depuis quelques mois, le Slendertone Face, nouvelle machine anti-rides dite révolutionnaire est de toutes les pages de pub. Sa promesse : estomper nos rides en remusclant notre visage. Sur le papier glacé donc, rien à redire. Au contraire, ca semble même plutôt logique : notre visage est bel et bien constitué de toute une flopée de muscles qu'on fait rarement travailler. Alors pourquoi ne pas réserver le même traitement à nos bas-joues qu'à nos fesses ? Après tout, la gravité ne fait pas de favoritisme...

C'est  d'ailleurs le parti pris de Slendertone depuis toujours. Souvenez-vous, la fin des années 90, le téléshopping et ses vendeuses en juste-au-corps string qui nous ventaient les mérites des ceintures magiques qui-te-musclent-là-où-tu-veux-quand-tu-veux-même-pendant-le-repassage.... C'était déjà Slendertone, qui s'est aujourd'hui donné un coup de vernis en déclinant son concept sur nos visages. Une institution du musclage sans effort, un produit miracle : bref, il fallait que je l'essaye...

Et l'occasion s'est présentée il y a tout juste quelques jours. Dans un haut lieu de la branchitude parisienne, toute une flopée de Slendertones n'attendaient, jeudi dernier, que cela. Côté mode d'emploi, c'est d'une simplicité enfantine (même en haute quiche de la technologie, j'ai compris toute seule) : l'appareil se présente sous la forme d'un casque qu'on place environ un centimètre en dessous de la tempe après l'avoir équipé de ses petites pastilles de gel conducteur (détail loin d'être anodin car finalement, ils sont pas si évidents à décoller et qu'en plus il faut régulièrement réinvestir). Après on branche le tout au boitier et on choisit son programme (anti-âge, coup d'éclat, ou massage selon la durée) et l'intensité du courant qui va parcourir nos petits muscles. En trois mois, on est censé avoir une peau de pêche.

Sauf que voilà, pour l'avoir essayé pendant maintenant une semaine, je dois vous avouer que j'arrive pas à m'y habituer.

1. Parce que le courant occasionne mine de rien des petits mouvements involontaires de la lèvre et des paupières, genre Forest Gump avec un mauvais tic. Résultat, impossible de l'utiliser tranquillement dans l'open space du bureau sans se prendre des commentaires sur sa stabilité mentale. Et encore moins à la maison sous peine de se prendre une remarque acerbe et julienne genre "un petit Lexomil, Newton ?'

2. Parce que mine de rien, c'est pas très agréable. Si vous avez déjà fait de la rééducation chez un kiné ou un début de migraine ophtalmique, vous voyez à peu près l'effet que ca fait. Bref, ca donne globalement pas très envie d'être intégré au quotidien dans des rituels beauté que l'on veut agréables.

3. Comme toute forme de sport, ca demande de l'entretien... Autrement dit, si après les 12 semaines de cures, on en refait pas régulièrement une fois par semaine, on se retrouve avec des contours du visage à la Droopy...  C'est peut etre un peu hyperbolique mais vous comprenez l'idée.

Bref, autant dire que le Slendertone ne continuera pas de passer par moi (ou du moins pas pour le moment, dans la mesure où il est surtout conseillé aux femmes de 45-55 ans).  A savoir aussi : la marque sortira exactement le même modèle pour hommes dans quelques mois, sans aucune modification de la technologie. Autant dire que vous pourrez, vous aussi messieurs, vous faire vibrez sans triper. A bon entendeur.

Slendertone Face
299 euros (hors recharges)
www.slendertone.fr
Note : 4/10

Photo : Slendertone / DR

samedi 9 janvier 2010

Je maquille... mes dents (ou pas)


J'ai reçu cette semaine au bureau un paquet comme on ne reçoit plus assez : un vrai paquet délicatement enveloppé dans du papier kraft avec une ficelle sans âge autour. Bref, un vrai cadeau vintage.Je suis prise d'une envie inexplicable de conserver ce vestige du temps, mais en même temps, vintage ou pas, faut pas bouder les cadeaux. Et quelle ne fut ma surprise en découvrant que ce fabuleux présent contenait en réalité... un enième produit Email Diamant.

Camouflé de taille : pour moi, Email Diamant, c'est pas vintage, c'est juste ringard... Rien que de me rappeler Arielle Dombasle nous assénant un "Il n'y a pas pas sourire plus blanc qu'un sourire Email Diamant", j'ai envie de pleurer tant c'est rasoir.

Reste que dans ma grande bonté (ou plutôt ma trop grande curiosité), j'ai fini par laisser trainer un oeil sur le fameux "Instant White", film blanchisseur instantané... Au programme : un produit qui se présente sous la forme d'un gloss, qui s'applique comme un vernis à ongles et qui n'est finalement qu'une coquetterie buco-dentaire. Le principe : on applique le film sur les dents, on laisse sécher 30 secondes et on retrouve le rictus étincelant du gay torrero/joueur d'échec/amant esseulé qui attend sa douce au bas d'un fard / Arielle Dombasle en période de disette communicationnelle (au choix). Bref, j'ai évidemment fini par me laisser tenter sauf qu'évidemment, la manip ne vient pas sans ses bémols.

1. Si le geste est aussi enfantin qu'il n'y parait, que quelqu'un vienne m'expliquer comment on atteint les dents du fond (j'essaye de comprendre)
2. Si l'application est si rapide, que l'on vienne aussi m'expliquer pourquoi au bout de 15 secondes, mes lèvres ont connu l'inéluctable appel de la gravité, ne laissant pas sa chance au dit vernis de sécher. Résultat : un délicieux petit goût d'ammoniaque qu'on aurait farci à la bile...
3. Si le produit est si évident à reconnaître, comment expliquer que je me suis tartinée les lèvres avec  mon vernis à dents en le confondant avec mon gloss du soir (nous ne serions mettre ca sur le compte injustifié des substances ennivrantes, absorbées hier soir).

Et comme je ne veux jamais rester sur un échec personnel, j'ai évidemment demandé à mon cobbaye préféré d'émettre un avis sur la question (je suis confiante qu'un jour il deviendra un fin observateur). Avec mon plus grand sourire - qui aurait meme su charmer les cameras des Feux de l'amour, je suis donc allée demander à Jules : "Tu ne remarques rien de nouveau ?" Je l'avais peut etre cherché celle-là mais en meme temps, je n'aurais jamais revé qu'il me rétorque : "T'aurais pas besoin d'un détartrage ?"

Alors, la nouvelle laque à dents Email Diamant, malgré son subtile paquet, je luis dis non... Tout simplement.

Guide Shopping :
Instant White, film blanchisseur instantané pour les dents, Email Diamant
Pas encore en boutique, mais ne vous donnez pas la peine de le chercher

Photo : Jupiter